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Samedi 2 février 2013 6 02 /02 /Fév /2013 22:30
- Par William

Comment expliquer que « Silver Linings Playbook » est une véritable thérapie du bonheur ?

 

happinesstherapy

 

C’est un vrai mystère. Car quand bien même le film est réussi, quand bien même il est remarquablement écrit et interprété, comme toute comédie romantique (à priori), il accumule quelques passages prévisibles, qui flairent le déjà-vu.

Et pourtant vous en ressortirez joyeux comme rarement !!

 

Pourquoi « Happiness Therapy » est un film qui fait du bien ? Pourquoi l’adaptation du livre « Silver Linings Playbook » de Matthew Quick est-elle si simplement le « feel-good movie » de l’année ?

 

5 raisons pour laquelle la « Happiness Therapy », de David O. Russell, marche du tonnerre !

 

 

Happiness Therapy 4

 

1 – Un film bipolaire

 

 

La vie réserve parfois quelques surprises…

Pat Solatano a tout perdu : sa maison, son travail et sa femme. Il se retrouve même dans l’obligation d’emménager chez ses parents. Malgré tout, Pat affiche un optimisme à toute épreuve et est déterminé à se reconstruire et à renouer avec son ex-femme.

Rapidement, il rencontre Tiffany, une jolie jeune femme ayant eu un parcours mouvementé. Tiffany se propose d’aider Pat à reconquérir sa femme, à condition qu’il lui rende un service en retour. Un lien inattendu commence à se former entre eux et, ensemble, ils vont essayer de reprendre en main leurs vies respectives.

 


Le nouveau film de David O. Russell, traite UN sujet grave : la bipolarité et toutes les névroses qui en découlent.

Le nouveau film du réalisateur de « Les Rois du Désert », « Fighter » et « J’adore Huckabees » traite DES sujets graves, au pluriel : l’auto-destruction, la difficulté à se reconstruire, l’Amérique post-crise des subprimes, le deuil amoureux et l’amour tout court !

Dans ce cocktail explosif où seul le drame ne pourrait s’aventurer, la comédie s’invite simplement, subtilement et glisse de personnages en personnages comme une contagion. Le moindre dialogue se savoure entre le rire et les larmes.

Les situations sont parfois exagérées, Russell en grossissant le trait ; mais c’est pour à chaque fois surligner l’humanité de ses personnages qui se dressent en âmes en peine vers la recherche du bonheur ultime.

Le réalisateur américain prend de la distance avec les situations les plus folles pour en tirer le meilleur accent comique, laissant Pat ou Tiffany péter des câbles en cinémascope, pour ensuite serrer ses plans, se rapprocher de ces personnages à bout de nerfs, que nous suivons alors au plus près, sur des notes plus dramatiques.

Cette bipolarité du ton créé l’ambiance unique du film, auquel on repense volontiers des jours durant.

 

 

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2 – De « fuck » en « fuck », l’expression de la réalité

 

Sur le papier, « Happiness Therapy » (« Silver Linings Playbook » en VO, soit le « livre du bon côté des choses ») est aussi –et surtout- une « rom com » (romantic comedy ou comédie romantique en français).

Mais là où le film enchante, ce n’est pas sur son utilisation fatigante des codes (la rencontre – le baiser – je t’aime moi non plus – le regret – l’amour triomphe), mais plutôt sur son épanouissante faculté à les remettre en scène.

Ainsi nos deux tourtereaux ne sont pas célibataires ; ils ont en commun l’ordonnance médicale pour traiter leur dépression ; ils servent d’abord une cause égoïste ; et sont psychologiquement totalement instables.

Le récit s’aventure vers des contrées plus familiales, chères à Russell, se greffant alors à l’intrigue principale et permettent de la nourrir. « Happiness Therapy » est avant tout une histoire sincère.

Pas ou peu de clichés à l’horizon, tout coule de source.

 

 

PAT

The world will break your heart ten ways to Sunday. That’s guaranteed. I can’t begin to explain that. Or the craziness inside myself and everyone else. But gués what ? Sunday’s my favorite day again. I think of what everyone did for me, and I feel like a very lucky guy.

 

 

Ecrit par le réalisateur, « Happiness Therapy » offre également des dialogues savoureux.

Des dialogues qui sont l’expression même de la réalité.

Ecrits comme s’ils avaient été parlés, ils permettent une forme de transparence, de crédibilité de ces personnages meurtris issus de ce qu’on appelle « l’Amérique marginale » mais pourtant majoritaire !

Des personnages qui s’apparent à des personnes, car ils nous ressemblent et s’expriment comme la majorité d’entre nous. De « fuck » en « fuck », ils hurlent sur des sujets graves tels que la maladie, le déni de réalité ou le deuil amoureux.

 

Point de discussions trop éloquentes, les répliques fusent. Accumulées, elles touchent le spectateur davantage qu’elles ne blessent ces personnages entre eux.

L’excès de vérité maladif de Pat passe alors à l’ode de la positivité, chemin éclairci vers le bonheur qui n’est que meilleur lorsqu’il est partagé.

 

… Entre un film et son public ?

 

 

 

 3 – Une Bande Originale positive

 

Thème principal composé par Danny Elfman lui-même, le reste de la bande originale recycle des classiques.

Bob Dylan, Jessie J, Johnny Cash, Stevie Wonder, Alabama Shakes…

Ajustés aux images, au ton même du film, à son atmosphère propre, ils permettent cette évasion continue. Ce bien-être total tout au long de la projection… Et bien après.

 

 

 

 

 

Une bande originale qui accompagne cette fameuse épreuve de danse, objectif vital et non plus simple moyen.


Une danse qui incarne cette autre frange de l’Amérique qui se sert d’un sport et d’un art, non plus comme d’un exutoire, mais comme un véritable canal d’expression sans autre équivoque.

 

 

 

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4 – Un casting antidépresseur

 

Dans le cinéma de Russell, la famille et les proches sont sans cesse mis en valeur.

Pour appuyer son casting principal, David O. Russell a su choisir des figures importantes pour ses seconds rôles avec Jacki Weaver, Chris « Korben Daaaaallaaaaas » Tucker et l’emblématique Robert De Niro qui revient en forme après 10 années de rôles effacés.

De Niro, qui, ne manque jamais de faire ce qu’il fait de mieux : du De Niro.

Mais c’est sur ce personnage de père aimant lui aussi maniaco-dépressif, qu’il construit une vraie performance, qui lui a valu une nomination aux prochains Oscars !

 

En ce qui concerne Bradley Cooper, également nominé aux Oscars, si son versant comique a toujours été connu, ses élans dramatiques n’avaient jamais eu l’occasion de tant s’exprimer.

D’une mimique à une autre, il joue ce maniaco-dépressif perdu, vrai-faux Tanguy complètement fêlé, au fond très sensible et vulnérable. La justesse du comédien est telle qu’un regard suffit pour le faire passer d’un registre à l’autre. De fil en aiguille, il devient le gourou d’une pensée positive qu’il ne comprendrait jamais assez sans… Jennifer Lawrence.

 

Elle était déjà incroyable dans tous ses précédents films (même le médiocre « Hunger Games »), mais Lawrence confirme !

Nominée dans la catégorie de la meilleure actrice aux prochains Oscars, du haut de ses 22 ans, Jennifer Lawrence a déjà remporté un Golden Globe pour ce film où elle incarne aussi bien la démesure qui s’emporte… que la fragilité qui panique.

Une autre bipolarité.

 

 

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5 – Ce qui arrive aux autres peut nous arriver

 

C’est aussi ce qui ressort de cet autre « Lining » de l’Amérique post-crise : tout le monde peut être touché. Tout le monde peut être mis à la porte. Tout le monde peut changer de vie du jour au lendemain.

 

Et tout le monde peut aussi tomber amoureux.

 

Tout le monde peut rêver d’une happy end, et avec du travail et de la liberté (vive cette Amérique marginale qui y croit), peut y accéder.

 

Nous pleurons, nous dansons, nous rions, nous nous surprenons mutuellement et nous avançons parfois à pas de course ou au ralenti.

Cette bipolarité est au cœur du film, mais plus encore, c’est la possibilité qu’elle puisse toucher tout le monde qui en est le centre de gravité.

 

Ainsi, cette idée d’abord développée dans les 30 premières minutes du film autour du chagrin, de la perte, de la détresse va peu à peu se muer vers tout autre chose. Avec la rencontre entre Pat et Tiffany, le récit prend son envol vers l’espoir de Pat d’avoir un rayon de lumière dans sa vie.

La bipolarité tourne alors autour d’émotions positives, comme la reconnaissance, l’entente, la famille et l’amour, et fait deux fois plus briller ses personnages dans un final qui passe du rire aux larmes, puis des larmes au rire.

 

Une émotion que l’on partage, au-delà de la salle de projection.

 

Ce bonheur diffusé sort alors d’une salle trop obscure.

Et c’est peut être ça aussi la magie du cinéma.

Tout simplement.

 

 

 

 

 

« Happiness Therapy » de David O. Russell. Avec Bradley Cooper, Jennifer Lawrence, Robert De Niro, Chris Tucker et Jacki Weaver.

Actuellement au cinéma.

 

William Mondello

 

Crédit photo : The Weinstein Company / StudioCanal

 

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Samedi 26 janvier 2013 6 26 /01 /Jan /2013 11:24
- Par William

La nouvelle est tombée sur notre Fil Twitter et Page Facebook jeudi soir vers 22h30. Aujourd'hui, c'est Disney qui confirme.

 

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J.J. Abrams, réalisateur de "Star Trek", "Super 8" et co-créateur de "Lost" ou "Alias", réalisera donc le septième épisode de la saga Star Wars, à savoir celui qui suivra le destin de la famille Skywalker.

 

Ben Affleck ("Argo") et Matthew Vaughn ("Kick-Ass", "X-Men : le Commencement") avaient eux-aussi été courtisés.

 

En octobre, Disney annonçait, avec fracas, sa main mise sur l'Empire Lucasfilm, et dans la foulée, la mise en chantier de cet épisode, et de nombreux spin-offs, à la manière des films indépendants Marvel ("Iron Man", "Thor") qui s'assemblaient dans un film commun, dit canon, à savoir le "Avengers" de Joss Whedon, qui a amassé la bagatelle de 1,5 milliards de dollars de recette à travers le monde. De quoi réfléchir, quand on est financier n'est ce pas ?

C'était l'événement de l'année dernière.

 

"Star Wars Episode VII", toujours sans titre, est le premier "Star Wars" à ne pas être réalisé, ni supervisé sous aucune façon par George Lucas (sauf en tant que consultant créatif). Lucas ou celui qui avait lancé  une saga cinématographique sans précédent en 1977 avec "Star Wars" mettant en scène Mark Hamill, Carrie Fisher et Harrisson Ford.

Le film qui a changé la face du cinéma à jamais.


Le casting d'origine est prêt à revenir, mais quelques exceptions pourront faire partie du projet. On pense à Carrie Fisher (Princesse Leïa) qui a quelques problèmes avec l'alcool depuis plusieurs années.

 

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Néanmoins, même des acteurs de la prélogie (Episode I, II, III) comme Samuel L. Jackson (Mace Windu) ou Ewan McGregor (Obi-Wan Kenobi) ont annoncé leur envie de rejoindre un tel projet. Preuve que finalement, même sans Lucas, ce n'est peut être pas une si mauvaise idée.

 

Car oui, d'une façon ou d'une autre, ce projet cinématographique est le plus attendu de la décennie et je pèse mes mots.

 

En octobre personne ne l'attendait... Et maintenant...

 

Disney Lucasfilm


Comment ne pas voir une telle chose quand on s'aperçoit que la moindre annonce vis-à-vis de ce projet explose la fréquentaiton des réseaux sociaux ? Agite même les journalistes exerçant au-delà de l'activié cinématographique ?

Et cette défiance des "vieux fans" (sûrement justifiée) vis-à-vis du projet ? Elle génère elle-même de l'attente !

 

En tout cas, il y a de quoi y voir une sorte d'ironie. Abrams, a "Star Warisé" le reboot de "Star Trek" et certains trekkies y voyaient alors une mauvaise chose (mais sûrement pas les financiers de Paramount).

Sa passion pour la saga de George Lucas aujourd'hui pleinement assumée (et bien encadrée, Kathleen Kennedy, la productrice a plus d'une corde à son arc), le voilà devenir le quatrième réalisateur du conte de space opera de la famille Skywalker, après George Lucas lui-même ("Star Wars", "Episode I : La Menace Fantôme", "Episode II : L'Attaque des Clones", "Episode III : La Revanche des Sith"), Irvin Kershner ("Episode V : L'Empire Contre-Attaque") et Richard Marquand ("Episode VI : Le Retour du Jedi").

 

Bien que sceptique au tout début (n'y croyant pas, d'ailleurs), me voilà tout excité.

 

Voici l'annonce de Disney qui confirme la venue du réalisateur protégé de Spielberg ("Super 8") à la tête du projet, avec toujours au scénario l'oscarisé et excellent Michael Arndt ("Little Miss Sunshine", "Toy Story 3") et Lawrence Kasdan ("L'Empire Contre Attaque") et Simon Kinberg ("Sherlock Holmes") comme consultants (alors qu'ils ont eux-mêmes en charge des projets spin-off si l'on en croit la rumeur) :

 

“It’s very exciting to have J.J. aboard leading the charge as we set off to make a new Star Wars movie,” said Kennedy. “J.J. is the perfect director to helm this. Beyond having such great instincts as a filmmaker, he has an intuitive understanding of this franchise. He understands the essence of the Star Wars experience, and will bring that talent to create an unforgettable motion picture.”

George Lucas went on to say “I’ve consistently been impressed with J.J. as a filmmaker and storyteller. He’s an ideal choice to direct the new Star Wars film and the legacy couldn’t be in better hands.”

“To be a part of the next chapter of the Star Wars saga, to collaborate with Kathy Kennedy and this remarkable group of people, is an absolute honor,” J.J. Abrams said. “I may be even more grateful to George Lucas now than I was as a kid.”

 

On peut aussi évoquer la possibilité que Michael Giacchino reprenne les partitions de John Williams pour la nouvelle saga. Rien n'a été annoncé à ce sujet, mais le compositeur proche de Disney pour "Ratatouille", "Les Indestructibles" et fidèle des productions de  J.J. Abrams avec la composition des thèmes musicaux de "Star Trek", "Star Trek Into Darkness", "Super 8", et ses incroyables musiques sur "Lost" pourrait être dans les starting-blocks.

Dernière précision à son sujet : fan de "Star Wars" lui aussi, il a accepté de participer aux compositions de l'update de l'attraction "Star Tours" dans les parcs Disney américains, "Star Tours 2 : The Adventures Continue", avec la reprise des thèmes principaux composés par Williams pour les différents "Star Wars", ré-arrangées pour la nouvelle attraction.

De quoi voir plus qu'un indice...

 

"Star Wars Episode VII", de J.J. Abrams, est attendu sur les écrans en 2015.

En attendant, "Star Trek Into Darkness", le probable dernier épisode de "Star Trek" réalisé par Abrams, sortira le 12 juin 2013.

Que la Force soit avec Vous !

 

William Mondello

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Mardi 15 janvier 2013 2 15 /01 /Jan /2013 21:23
- Par Jérémie

Le film surprise du soir est une histoire controversée. Un "Masterpiece" pour Jérémie !

 

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W.E. : Cet Amour Contesté

 

 

L'abdication

du latin abdicatio, renier, renoncer ; ab de, et dicare, déclarer, proclamer comme n'appartenant pas à quelqu'un.

Est l'acte selon lequel une personne renonce et cède d'elle-même sa fonction avant l'expiration du temps correspondant à l'exercice de celle-ci. 

 

 

Le 11 décembre 1936, Edward VIII prononça une allocution radiophonique à la nation et à l'Empire Britannique pour expliquer sa décision d'abdiquer. Il déclara notamment : «j 'ai estimé impossible de porter le lourd fardeau de responsabilités et de remplir les devoirs qui m'incombent en tant que roi sans l'aide et le secours de la femme que j'aime».

Son frère, le prince Albert d'York, monta sur le trône sous le nom de George VI.

 

C'est en 1934, qu'Edward rencontra pour la première fois Wallis Simpson. Roturière américaine alors mariée à son second époux Ernest Aldrich Simpson. Leur idylle souleva une vraie crise constitutionnelle. Edward était complètement énamouré de cette dernière, ce qui entraîna de vives inquiétudes à la Couronne. Le couple fut pendant un temps espionné par les membres de la Special Branch de la Metropolitan Police Service afin de se renseigner sur la nature de leur relation. Un rapport non daté, détaille la visite d'un magasin d'antiquités par le couple dont le propriétaire nota par la suite que "la dame semblait contrôler complètement le Prince de Galles".

 

En novembre 1936, le prince manifesta à son premier ministre l'envie d'épouser, une fois divorcée, Wallis Simpson. Le premier ministre répondit que ses sujets considéraient le mariage, avec une femme divorcée, moralement inacceptable, et que les gens ne toléreraient pas Wallis comme Reine. Édouard VIII informa Baldwin qu'il abdiquerait s'il ne pouvait épouser Wallis.

 

Privé de royaume le couple quitta l'Angleterre, juste après avoir été fait duc et duchesse de Windsor.


 

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 Manhattan, 1998

 

Wally Winthrop est une jeune femme de 28 ans mariée à un médecin. Ce dernier étant la plupart du temps absent, il se montre parfois violent envers sa femme. Wally n'a plus trop d'occupation, ayant quittée son métier d'assistante dans une galerie d'art, elle erre dans son grand appartement New-Yorkais se gavant d'hormones en espérant qu'un jour elle tombe enfin enceinte.

 

Afin de panser sa solitude, elle se rend un après-midi dans son ancienne galerie d'art. Où se tient une exposition sur le fameux couple royal et va alors naitre une passion dévorante pour cette femme sortie de rien, devenue Duchesse.

 

Une adoration voir une identification, qui pourra peut être l'aider à sortir de ce quotidien destructeur. Un destin peut être volontairement lié dès la naissance par sa mère en la nommant Wally. L'arrivée d'une personne à ce moment de sa vie, une aide indirecte, apporte une lueur d'espoir dans chaque objet, un sentiment de sureté dans chaque portait, du courage dans chaque bijou. 

Puis finalement, lui permet de rencontrer son "prince" sans particule, sans château ni cheval, juste un piano pour la bercer de ses douces mélodies. Savoir enfin dire adieu à un confort illusoire et de tourner la page sur son passé. 

 


"Le Duc demeure très affecté par l'attitude de sa famille...

Malgré mes efforts pour le réconforter, il reste inconsolable.

J'en éprouve de la honte, mais je dois t'avouer que comme une enfant j'en étouffe sous le poids de son affection constante. Il ne cesse de se plaindre d'être inutile, mais comment pourrai-je changer ce que j'ai causé. Il s'est servi de moi pour s'échapper de sa prison et me voila prisonnière de la mienne. Je ne peux vraiment plus supporter d'être ainsi dénigrée par toute l'Angleterre. Et qu'aucune personne respectable ne veuille me parler...

Cette situation ne m'est pas due à un ennemi mais à quelqu'un qui m'est très proche...

Qu'il est difficile de vivre la plus grande histoire d'amour de ce siècle."

 

Wallis Simpson, duchesse de Windsor

 


L'amour n'est pas un conte de fée.

 

Deux femmes, à deux époques différentes, dont les histoires s'entrelacent, font de cette aventure un moment doux et romantique, emplit de mélancolie.

 

Sorti il y a un an, malheureusement passé inaperçu, le film a été accueilli par une critique assassine, dûe surement au nom de la réalisatrice, dont le talent n'a malheureusement pas été reconnu, bien qu'elle se soit pleinement investie dans son œuvre. Madonna.

 

 

 

« W.E. » 

Disponible en DVD et Blu-ray.

« That Woman: The life of Wallis Simpson, Duchess of Windsor » de Anne Sebba disponible en librairie en anglais

 

Jérémie McFadden


Source historique Wikipedia

Crédit photos : Studio Canal 

 

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Samedi 29 décembre 2012 6 29 /12 /Déc /2012 16:32
- Par William

Retour sur une année 2012, riche en super-héros, super-femmes et en chamboulements, aussi bien du Côté Clair, que du Côté Obscur !

 

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2012, le Cinéma de l’Année

 

« 2012 » titrait Roland Emmerich il y a trois ans, pour son dernier film catastrophe (« 2012 » pas le machin sur William Shakespeare, voyons !).

 

Année de la fin du monde par excellence, elle allait se résumer à une succession d’événements malencontreux qui allaient changer la face du monde à jamais.

Le terminer tel qu’il était plus simplement… Pour qu’il recommence tout à zéro. A la manière d’un joli reboot : on écrase tout et on recommence.

 

Vrai ou faux ?

 

 

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  Le changement, c’est maintenant !

 

Une crise.

Des crises.

Des espoirs sur l’avenir réduits à néant.

Des politiques pour le court terme.

Des joies qui se dissipent.

Un avenir sombre, très sombre.

Une destruction totale, et on recommence ?

 

Le reboot, magnifique invention cinématographique et hollywoodienne pour conserver une franchise, une marque dans son giron (et donc conserver l’attention des spectateurs-consommateurs) pour l’exploiter jusqu’à la moelle. C’est encore mieux qu’une nouvelle suite, qui elle, prend le risque de ne pas suffisamment se renouveler par rapport au film original, et donc risque de lasser un public de plus en plus exigeant (ou en tout cas, qui fait mine de l’être).

 

Pas d’inquiétudes donc pour les grandes majors Hollywoodiennes. Rebootez votre franchise pour conserver les droits sur un personnage ou exploiter une œuvre jusqu’au bout, et le succès est à vous !

 

Vrai ou faux ?

 

Et bien en cette année catastrophique, il semblerait que la réponse soit FAUX !

 

Car si Hollywood est toujours aussi peu inspiré, il semblerait que cette année, il ait appris une chose essentielle : un public qui frissonne, une audience qui bouillonne, des gens qui éclatent de rire ou s’émeut devant le destin, parfois tragique, des personnages ; ce public là est prêt à payer sa place de cinéma.

 

La grande nouveauté purement originale au cinéma n’est donc pas prêt de revenir, mais les adaptations, suites, remakes ou reboots risquent à l’avenir d’être réellement inventifs.


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Le succès de la trilogie « The Dark Knight » de Christopher Nolan et son influence sur les autres films produits ne se démentent pas (le dernier Bond, « Skyfall »). Preuve en est cette cascade de films commerciaux pour l’été prochain qui prennent le ton sérieux-sombre-profond pour ses personnages.

« Star Trek Into Darkness » ; « Man of Steel » ; et même « The Lone Ranger » ou « Iron Man 3 », un film à priori « fun » joue sur la carte du tragique et force le Dark Realism (ou le réalisme obscur, voir ma chronique à ce sujet).


Pourquoi ? Car le public veut être au plus prêt des personnages qu’il aime. Il veut vibrer avec eux. S’émouvoir en même temps qu’eux. Et ultime (h)orifice, il veut rire avec eux !

 

A l’heure des réseaux sociaux, à l’heure où l’humanité s’est robotisée à l’extrême, à l’heure de l’instantané à tout bout de champs, les audiences du monde entier veulent applaudir le spectaculaire humain.

C’est une constatation que j’avais déjà pu faire l’année dernière, mais les succès de ces derniers temps ne se démentent pas.

L'explosion du nombre de films type "found footage" comme « Projet X», « Chronicle » ou « Paranormal Activity 4 » offre de nouvelles perspectives, où le Cinéma rejoint la Réalité.

Ou, parfois, l'inverse !

 

En ce qui concerne les projets plus originaux, comme l'excellent « Looper », ils proviennent d'un cinéma indépendant qui gagne paradoxalement en moyens, faute de pouvoir exister sous la bannière d'une marque ou d'une franchise.

Et que font les grandes majors hollywoodiennes de cette nouvelle génération de réalisateurs pleins d'idées ? A votre avis ? Elles les recrutent ! Positionnant donc de plus en plus leurs produits comme des "blockbusters d'auteur"... Si toutefois elles leur laissent carte blanche...

 

Autrement, les majors ont le cul entre deux chaises. Avec « Prometheus » , Fox s'offre une nouvelle marque, néanmoins issue d'une franchise existante (« Alien »), à mi-chemin entre le simple "prequel" et le "spin-off". Le film de Ridley Scott invente donc un tout genre de franchise : quasi spin-off d'une autre saga, mais avec une histoire originale qui se déroule dans le même univers.


L'autre possibilité est lorsque les grands studios avancent leurs pions pour prétendre aux Oscars et autres récompenses. On pense alors à des projets ambitieux, mais aux budgets limités, et peut-être un peu trop rares. Autant que « L'Odyssée de Pi » d'Ang Lee chez Fox, « Argo », de l'inattendu et extrêmement doué Ben Affleck, est d'ailleurs un des favoris pour les Oscars 2013.

Warner joue sur les deux cordes : le succès artistique, reconnu par ses pairs, et le succès financier, dédié par le grand public.


C'est justement là, la grande surprise. Parmi les films les plus rentables de cette année, on compte « Avengers », ôde grand angle aux superhéros où chaque superhéros est humanisé pendant la première heure, « The Dark Knight Rises » ou la reconquête d’un surhomme sur sa propre humanité, et « Skyfall », l’humanisation d’un icône en lui faisant affronter ses propres démons dans un pur délire freudien lors de la dernière heure.

 

Jamais le Cinéma pop-corn n’était allé aussi loin dans la « mise en réel » de ses propres icones.

 

 

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Le Monde d’après

 

La réinvention des mythes de jadis en figures humaines, semblables à nous, continue. La sortie prochaine des nouvelles visions de contes intemporels, plus réalistes et sans doute plus équivoques, nous le démontre et est évidente dès les premières images : « Jack le Tueur de Géants » en mars, « Les Mondes fantastiques d’Oz » en avril.

 

Cette année a montré que des visions simplistes, trop familiales, clichées, voir rétrogrades (ou pas assez bien emballées), n’avaient plus d’avenir dans ce monde hyper-mondialisé où l’information, la connaissance, devient accessible à tous.

Ainsi après des campagnes marketing désastreuses, non inspirées (parfois à juste titre) ou sabotées annonçaient des bides voir des accidents industriels.

 

Les flops successifs de « John Carter » pour Disney, « Battleship » pour Universal, « Dark Shadows » pour Warner, le remake de « Total Recall » pour Sony, ont sonné le glas d’une époque révolue.

Le space opéra simplet et trop distancé du public, c’est terminé.

Quant à l’Amérique surpuissante dans un scénario peu crédible adaptant un jeu de société pour enfants, c’est juste inaudible pour n’importe quel public du monde, à commencer par le public américain lui-même !

En ce qui concerne les films qui se définissent mal comme « Dark Shadows » du pourtant apprécié Tim Burton et avec le « bankable » Johnny Depp, ils montrent aussi qu’au milieu de dizaines d’autres produits, un long-métrage qui n’est pas clair avec ce qu’il offre, a très peu de chances de fonctionner (le projet était reconnu comme « unmarketable » par les équipes de Warner).

Un flop, plus relatif, serait aussi celui de « The Amazing Spider-Man » et ses chiffres décevants, montrant que le public ne se laisse pas si facilement avoir.

 

Mais la grande nouveauté de 2012 est plutôt une confirmation.

 

C’est la prise en compte d’un public autrefois ignoré par un Hollywood habitué aux super-productions viriles (on pense aux années 1990, avec les Bruce Willis, Stallone et Schwarzy) : LES FEMMES !

 

« The Hunger Games », « Rebelle », ou le succès de la fin de « Twilight » au cinéma et l’annonce de la future adaptation des « 50 Nuances de Grey » ont renforcé l’idée que tout un pan du public était en demande de considération et était bien plus dépensier que des hommes qui téléchargent.

Des œuvres aux qualités discutables (les deux dernières citées), mais qui ont des succès explicables, et que le système Hollywood semble méditer encore.

Le nombre de personnages principaux féminins se multiplient, de véritables aventures féministes font leur apparition, et les fameuses "rom-com" (comédies romantiques) ne sont plus les seuls produits filmiques proposés au beau sexe.

La femme est d'ailleurs de moins en moins transcendée en tant qu'objet filmique mais est davantage flattée au rang d'un personnage à part entière. Kathryn Bigelow avec son nouveau film sur la traque de Ben Laden, « Zero Dark Thirty » (qui sort en France en 2013 et qui est un des favoris des prochains Oscars), impose d'ailleurs un personnage féminin (interprété par la magnifique Jessica Chastain) en plein film militaire, univers à priori masculin !

Une audace déjà ressentie cette année sur « Rebelle », le dernier Pixar, rare film d'animation purement féminin, et l'un des seuls longs-métrages modernes à évoquer explicitement la relation mère-fille.

 

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2012, le Cinéma de l’Année, c’est aussi une pluie de récompenses pour le Cinéma Français qui semble surfer sur une Nouvelle Vague.

Entre « Intouchables » et la consécration américaine de « The Artist » avec un Jean Dujardin méritant et déchainé, il s’offre de nouvelles perspectives, ambitieuses car détachées de la perversion de ceux qui s’autoproclament « la grande famille du cinéma français » pour davantage se rapprocher d’un public qui loue la proximité avec ce qu’il demande (un brillant hommage aux films hollywoodiens qu’il admire) ou ce qu’il est (généreux, tolérant, ouvert et qui n’oublie pas le sens de l’humour).

 

Mais 2012, c’était aussi et surtout l’événement cinémato-financier que personne n’attendait.

L’événement qui a bouleversé le monde du cinéma commercial et qui peut l’avoir changé à jamais.

Un événement qui permit, en l’espace d’une seule seconde, une seule, de transformer un projet totalement inattendu comme étant à la fois le film le plus craint et le plus inattendu de la décennie !

 

Le 21 décembre 2012 eut lieu un 30 octobre.

 

Cet événement, c’est le rachat de Lucasfilm par The Walt Disney Company.

Ce projet, c’est la production et la sortie de « Star Wars Episode VII » !

 

 

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Que la Force soit avec Nous

 

C’est l’événement de cette année 2012.

 

Jamais un projet cinématographique n’eut tel retentissement médiatique.

Alors que George Lucas, le créateur de « Star Wars » annonçait la fin de la saga à la sortie de « La Revanche des Sith » en 2005, 2012 annonce qu’on repart de plus belle vers la galaxie merveilleuse de Luke, Han et Leïa avec la suite directe de leurs aventures sous la forme d’une toute nouvelle trilogie comptant de nombreux spin-offs à l’instar des « Avengers » que Disney semble vouloir reproduire (et ils ont toutes leurs chances).

 

Entre craintes et spéculations, nous savons déjà que le scénariste des excellents « Little Miss Sunshine » et « Toy Story 3 », Michael Arndt sera de la partie, avec Lawrence Kasdan (scénariste original de « L’Empire Contre Attaque ») sur les prochains épisodes.

Quant à Mark Hamill, Harrison Ford et même Ewan McGregor ou Samuel L. Jackson, ils ont évoqué leur enthousiasme dans la possibilité de revenir intégrer le casting.

Le premier d’entre eux, interprète de Luke Skywalker a d’ailleurs avoué avoir été mis au courant dès l’année dernière de ce nouveau projet.

Mais mieux encore, les spéculations vont bon train en ce qui concerne le nom du réalisateur.

 

Au jour d’aujourd’hui, Kathleen Kennedy, productrice de « Forrest Gump » et de nombreux succès de Steven Spielberg, a annoncé avoir déjà le nom de l’heureux élu, mais qu’il restera secret jusqu’à nouvel ordre.

Ce nom a de grandes chances d’être Matthew Vaughn, metteur en scène britannique de « Layer Cake », « Kick-Ass », « Stardust » et du superbe « X-Men : Le Commencement » qui ramena la franchise aux sommets.

 

C’est en tout cas une annonce qui aura suscité énormément de réactions à travers le monde.

« Star Wars » était incarné dans la pop-culture comme aucune autre franchise. La pop-culture s’est donc aussitôt emparé de la chose. Il n’y a qu’à voir le nombre impressionnant de parodies :

 

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De la main du Président de la Walt Disney Company, Bob Iger, Disney signe ici un gros deal (qui comprend également la franchise « Indiana Jones »).

La compagnie intègre le saint des saints de l’entertainment cinématographique moderne en son sein, et se promet des heures heureuses alors qu’ils n’en avaient peut être pas forcément besoin (« Avengers » est le plus gros succès de l’année avec $1,5 milliards de récoltés à travers le monde, et Iron Man et Thor reviennent dès l’année prochaine avec leurs propres suites !).

Car le flop de « John Carter » en mars a été rapidement avalé. C’est même se demander davantage, s’il n’y a pas eu sabotage volontaire de la campagne marketing pour le film quand on sait qu’un tel achat (Lucasfilm a été absorbé pour plus de $4 milliards), nécessite un travail en amont assez énorme.

Les deux franchises auraient eu le même public, elles se seraient cannibalisées.

 

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De plus la collaboration entre Disney et George Lucas a toujours été fructueuse et ce, depuis les années 1980, avec l’ouverture du premier « Star Tours » à Disneyland ou encore les différents projets dans les parcs à thèmes (comme « Captain EO » en 1986, avec Michael Jackson) et les différents produits Lucas distribués dans les parcs ou à la télévision (« Les Aventures du Jeune Indiana Jones » ont été diffusées sur ABC, chaine du groupe Disney).

 

 


Après ces collaborations fructueuses, en 2011, ouvrait l’update de « Star Tours » à Walt Disney World en Floride, « Star Tours : The Adventures Continue ». Quant à la version parisienne de l'attraction, elle en est restée à sa version "1.0", mais il faut savoir que le projet de « Star Wars Land » à Disneyland Paris est une arlésienne depuis au moins deux ans.

 

« John Carter » ferait partie des pommes empoisonnées laissées par les directions précédentes (Rich Ross a été limogé en avril) ?

L’histoire des grandes compagnies est décidemment passionnante.

 

Au moins autant que cette année 2012, qui n’a jamais autant ouvert l’avenir, comme pour contrer les effets du crise qui brisent les espoirs de long terme.

 

Le Cinéma plus fort que la réalité ?

 

Bonne année 2013 chers lecteurs (et lectrices !).

Que la Force soit avec Vous !

 

 

 

 

William Mondello

 

Crédit photo : Sony Pictures, Warner Bros., Metropolitan FilmExport, The Walt Disney Company, Lucasfilm Ltd.

 

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Mardi 25 décembre 2012 2 25 /12 /Déc /2012 21:04
- Par Jérémie

Dans la famille Disney de Noël, j'aimerais un des plus atypiques. En 1993, un grand monsieur nous permis de vivre un bien étrange Noël. On s'en souvient encore. Jérémie aussi.

 

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Le Cauchemar avant Noël de Tim Burton

 

 

Les gens s'activaient chez les commerçants pour pouvoir boucler, à temps, leurs achats. Chaque enfant avait envoyé leur liste, et attendait, tout comme moi, l'heure fatidique de l'arrivée du Père Noël.

Nous étions le 24 décembre.

 

Tant dis que les derniers faits divers ou d'hiver, du mois de décembre, relataient la découverte d'une jeune fille morte de froid entourée d'allumettes, une émission de télé traitait des problèmes métaphysiques d'un petit renne prénommé Rudolph. Ce dernier rejeté par son entourage à cause de son nez un peu trop rouge, racontait ses envies suicidaires, à une présentatrice aux cheveux peroxydés. L'ennui pointant son doigt, je pris alors mon petit sac et parti dans la contrée voisine en espérant pouvoir m'échapper de cette illusion d'allégresse.

 

Deux heures de marche plus tard et une dizaine de petits cailloux enrobés de chocolat dans le ventre, j'arrivais chez mon ami Lofeul. Ce dernier, aussi impatient que moi à l'idée de fêter Noël, me racontait qu'un ami d'un ami qui avait un oncle qui connaissait la fille du maire d'un village qui avait sa femme décédée, racontait qu'une année, la fête de Noël avait été le théâtre d'un vrai « cauchemar »...

 

Apparemment, un certain Jack Skellington (connu aussi aussi sous le nom du Roi des Citrouilles), qui suite à un séjour dans le village secret du Père Noël, décida de célébrer à sa façon Noël. Aidé de ses concitoyens d'Halloween Town, M. Skellington, enfila le costume du Perce-oreille et s'envola à bord de son traineau-corbillard. Toute cette mascarade tourna en cauchemar lorsque le commun des mortels, n'appréciant pas la plaisanterie, rétorqua à coup de missile sur le pauvre squelette...

Jack libéra le Père Noël, et ce dernier put sauver Noël.

 

L'idée que ce soit la troupe d'halloween qui se charge de noël était une idée qui ne pouvait que m'enthousiasmer ! Je proposa alors à Lofeul de nous rendre à halloween Town. Ce dernier étant trop peureux, renonça à m'accompagner. J'avais entendu dire que l'entrée la plus proche se faisait à partir d'une pierre tombale dans le cimetière Des Marronniers. Une fois sur place, je descendis les marches de ce long couloir sombre, espérant arriver aux portes d'halloween Town.

 

Que fut ma surprise lorsque je tomba sur cette grande pièce humide avec en son centre une boite contenant divers écrits.

Le premier était une composition musicale dont voici quelques extraits :

 

« ...C’est l’heure, La fête approche !

À nous de jouer ! Pour les enfants Quelle belle surprise !...

...On emballe les rats, les crotales Pattes d’araignées, noeuds papillon,

Ça les étonnera ! C’est tellement sidéral !... ...Voilà que je transforme un vieux rat en couvre-chef dictatorial !

On y est presque ! Elle sera dantesque Carnavalesque Et titanesque !... »

 

Troqué des lutins par des monstres, des poupons par des poupées vaudou, des peluches par des cadavres de tortue, des distributeurs de bonbon par des têtes décapitées. Ce Noël s'annonçait merveilleusement grotesque !

 


santa

 


J'enchaine alors avec une autre composition beaucoup plus mélancolique, celle de Sally :


« Il y a une ombre dans le vent...

Je crois qu’une tragédie m’attend... Comment lui avouer comme je l’aime ?

Sans lui faire part de mes problèmes ? Le pire est encore à venir...

Sait-il que pour lui je donnerais ma vie ? Je rêve souvent qu’il m’aime éperdument... Autour de moi, tout le monde l’acclame Mais je brûle d’une toute autre flamme Parfois, la vie me semble un drame Saura-t-il un jour m’offrir son amour ? Saurai-je lui plaire ... »

 

 

Sally 

 

Des mots sur les maux de cette femme amoureuse à celui qui ne la voit pas, Jack étant trop pris par son obsession pour la fête du soi-disant partage.

 

Je fus interrompu dans ma lecture par un chat d'égout qui venait d'Halloween-Town.

 

Je m'empressa alors de le questionner sur ce soit disant cauchemar.

Il me raconta, que tout était parti d'une bonne attention, que ce pauvre Jack, maitre de cérémonie à chaque Halloween, voulait faire vivre à ses amis une expérience unique et différente. L'inconnue de prime d'abord étant une peur commune, l'erreur s'établit sur le fait de transgresser les règles qui sont appliquées depuis des siècles sur la célébration de noël.

Chaque chose doit être rangée dans une chaque case et que la différence, sous n'importe quelle forme qu'elle soit, se tient sous un couperet.

 

C'est alors qu'une question me vint : pour quelle raison est-ce un cauchemar ?

 

La réponse se fait au lieu de la naissance de cette folie créative, à Halloween Town. Chez les monstres, vampires ou autres loups-garous. Espèces pas réellement appréciées à cette époque de l'année, qui sont signe de tristesse, de cruauté ou de violence.

Leur place est donc plus appropriée dans un cauchemar !

 

Même si, ces personnages sont inoffensifs face aux monstres qui nous entourent ? Psychopathe et tueur en série ?

Qui eux ne sont pas sortis d'un conte ou autre folklore...

 

Pour clôturer notre conversation, ce chat me donna un manuscrit et en un clin d'oeil disparu.

 

Je fis chemin retour, gagnant le cocon familial, tout en lisant ce que m'avait donné ce chat:

 

« Nous ne sommes qu'un pur produit de l'imagination, issu d'un poème, nous sommes à la fois un rêve pour certains et un cauchemar pour d'autres.

Joyeux Noël »

  

Merci Tim Burton de me faire rêver depuis mon enfance.

 


The-Nightmare-Before-Christmas


« L'étrange Noël de Monsieur Jack », disponible en DVD et Blu-Ray

 

Jérémie McFadden

 

 

Les paroles sont tiré du film, écrite par Danny Elfman.

© 1993 Buena Vista Music Company (BMI). Tous droits réservés. Copyright international protégé.

Crédit photo : Walt Disney Company


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