Qu'on aime ou pas Lana Del Rey, il faut au moins lui reconnaître un talent particulier pour mettre en scène son univers.
Son dernier clipCarmen (qui est un avant-goût avant le clip final qui, lui, sera dirigé par Woodkid, le
réalisateur de Born to Die), avec ces images subliminales kitschissimes et ces filtres photos jouant sur le sur-contraste, l'impose
paradoxalement comme une égérie moderne. Ancrée parfaitement dans son époque et capable d'en détourner les codes.
Une recherche esthétique qui reflète la tendance actuelle à jouer au vintage avec nos bijoux de technologie ? D'une génération qui
se réinvente en puisant dans les gimmicks d'antan ?
Cette année, elle est un peu en avance, du fait de la stratégie inédite d’Universal Pictures (qui fête son 100e anniversaire) qui prévoit de sortir
son premier « summer blockbuster » en Europe un mois avant les Etats-Unis.
Battleship.
Une chose probablement faite pour chiffrer (et anticiper) la promotion américaine du film de Peter Berg, basé sur le jeu de société
Hasbro « Touché, coulé ».
Oui, vous avez bien lu. Ce film joue dans la même cour d’école que Transformers 1, 2, 3 de Michael
Bay.
Et il se pourrait bien d’ailleurs qu’un tel long-métrage devienne un cas d’école, car l’impensable s’est produit mesdames et
messieurs !
Quelque chose de si exceptionnel, qu’il amène une question fracassante, remettant en cause l’intelligence même de l’être
humain.
Une question simple. Evidente. Spectaculaire.
Pourquoi sortons nous de la salle une heure avant la fin avec Battleship et pas avec Transformers ?
Voilà, c’est dit, et d’entrée de jeu (ah ah, jeu de mot débile).
Très franchement. Je m’ennuyais tellement que je n’ai même pas pu tenir jusqu’au climax (la fin où tout pète) alors que c’est
sûrement le principe de ce genre de films.
Mon dieu, mais qu’est-il arrivé ?
(Tentative d’) Explications.
Musique cool : ON.
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Battleship a une histoire : ouf ?
Battleship, c’est l’histoire de Taylor Kitsch (vu dans John Carter) et son frère échappé de True Blood (Alexander Skarsgard) qui
sont dans un bar d’Hawaï pour fêter l’anniversaire du premier.
Une magnifique blonde (dont on n'entendra plus parler dans moins d’un an) déboule et demande à bouffer. Mais patatra, l’heure de la
bouffe est passée et le barman refuse de lui servir son produit hyper-calorique qu’aucune blonde de ce type ne boufferait dans la réalité. Kitsch, en grand sauveur de ces dames, rentre dans le
tas.
- Salut, tu veux quoi ?
- Me faire troncher, mais avant j’aimerais bouffer, dit la blonde
- Cool alors, qu’est ce qu’il se passe ?
- Ben, le barman refuse de me servir à manger, parce que l’heure du dîner est passée : il s’est cru en France où il serait
fonctionnaire !
- T’inquiètes, le chinetoque en face en vend encore, j’y cours, annonce le Canadien.
- Ouais c’est ça, dégage, t’as vu. J’aime que les blonds de toute façon.
Kitsch se précipite vers l’épicier, mais comme par hasard, il lui ferme son rideau au nez. C’est trop tard.
Mince alors !
Mais notre "action man" préféré est téméraire et son personnage de petit con qui fonce tête baissée a donc l’idée ingénieuse de
passer par le toit pour se faufiler dans le magasin fermé et récupérer le précieux sésame : un magnifique placement produit.
La police est alertée par l’alarme du magasin et course alors notre homme des cavernes moderne venu apporter de la nourriture à sa
femelle.
Petit gag sponsorisé par Taser. La blonde est convaincue que ce mec est l’homme de sa vie, et Alexander Skarsgard sort du bar outré
(et bourré) pour montrer que lui aussi sait jouer la comédie.
Skarsgard engueule alors son brotha Kitsch et lui dit que faire des conneries dans la vie, c’est pas bien.
Du coup il lui propose de s’engager avec lui dans la Marine.
YMCA !
Montage frénétique Bayien sur des portes-avions : Bienvenue in THE NAVY !
Là on assiste à une nouvelle claque prise par notre ami Kitsch. Il joue au soccer -parce que c’est plus original que le football
américain- et se fait remettre en place par un japonais.
Rihanna révèle en quelques plans ses immenses talents d’actrice et nous rappelle ses problèmes d’articulations. Un peu d’humour ici,
là, des torses-nus ici et là et des belles nanas. Yes, c’est un film d’été.
C’est con, c’est bien emballé, jusque là ça fait du bien.
En parallèle, on nous montre des scientifiques en train de capter des signaux extraterrestres parce qu’eux-mêmes ont joué quelques
années plus tôt à ET téléphone maison. C’est le bordel, mais c’est drôle, donc ça passe.
Mais ça commence déjà à partir dans tous les sens.
Impression de déjà-vu
Puis scène suivante, Taylor Kitsch va demander en mariage la blonde et pour ça doit obtenir la bénédiction de son père Liam Neeson
(venu faire bronzette quelques minutes) qui est évidemment l’amiral en chef de la flotte et qui est évidemment un gros con autoritaire qui n’admire que les gens comme lui : des chefs nés
avec des grosses voix.
Enfin, vous devinez la suite : Kitsch va rater sa demande et va même se rétracter au dernier moment car ce petit con a décidé
de foutre une branlée au japonais qui l’avait emmerdé la veille lors d’un pauvre tournoi de soccer.
Puis les aliens débarquent en masse en se cachant dans la flotte, le jour même où Kitsch va se faire virer de la Marine...
Puis ces aliens vont créer un bouclier enfermant les portes-avions avec eux dans une partie géante de touché coulé. Puis Kitsch va
perdre son frère et se retrouver malgré lui commandant, puis la blonde va se balader dans les montagnes d’Honolulu avec un ex-NAVY en rééducation (ça c’est pour le message « la guerre c’est
pas bien ») alors qu’au même moment les extraterrestres en tenue de MasterChief sont venus détourner les paraboles des scientifiques du début du film....
Puis Rihanna raconte une histoire de son grand-père dont on ne comprend rien (QUELQU’UN PEUT LUI DEMANDER D’ARTICULER ! S’IL
VOUS PLAIT ???), puis le fils du producteur apparaît lors d’un plan pour dire « Oh shit ! » avant de se prendre une branlée par des robots-extraterrestres en CGI (bien faits
au demeurant), puis blablabla, puis blablabla...
"Blablabla blabla blabla blablabla"
Battleship, c’est exactement ça.
C’est un film qui part dans tous les sens.
Qui comble les trous entre les scènes d’action imaginées avant le scénario, via de fausses bonnes idées sous la forme
de...bavardages.
On se dit : donc c’est un film bourrin avec des gentils et des méchants définis. Avec un élément perturbateur, un voyage du
héros dissimulé, un plan clair. Quelques références ici et là. Une bonne réal. De bons effets spéciaux. Du bon spectacle quoi.
On déchante : Peter Berg, réalisateur de Hancock et Le Royaume, souhaite aller plus loin.
Là-dessus, ou du moins sur ses intentions, il est irréprochable.
Il donne. Et sans arrêt.
Il ambitionne à chaque fois de ne pas réaliser un simple blockbuster d’été. Il souhaite au moins effleurer certains sujets. Il
crée une ambiguité sur son personnage principal, qu’on aime détester. Puis qui, au fur et à mesure, gagne notre empathie.
Il donne encore. Des idées. Plein.
Berg est généreux. Encore et encore. En spectacle. On voit tout. C’est d’ailleurs très lisible.
Il recherche l’originalité.
Au final, je crois qu’il oublie l’essentiel.
On se contrefiche que les extraterrestres ont une tête d’esquimau avec des oursins en guise de barbe.
On se contrefiche que les hommes aient indirectement déclenché cette bataille navale d’un nouveau genre.
On se contrefiche de savoir que tout ceci n’est qu’un jeu de société géant.
C’est du compliqué construit sur du simple.
Quant à ce qui est montré, au fond (des mers), on a déjà vu tout ça. Dans Transformers. Dans Armageddon. Dans
Pearl Harbor. Dans Halo (ouais, ouais).
Touché, coulé
Quand je suis sorti de la salle au bout d’une heure, avec mon pote on se demandait toujours de quoi le film parlait.
Berg, à force de vouloir trop bien faire, à force de vouloir trop jouer sur l’ambiguïté des extraterrestres (ils ne semblent
s’attaquer qu’à des joueurs à la hauteur : Oui, à la Predator), à force d’accumuler les références trop évidentes (Top Gun), s’étaler sur des aberrations ou jouer au
Michael Bay du pauvre (c’est bien emballé certes, mais Bay ne s’éparpille jamais et privilégie toujours le spectacle) le film ne ressemble plus à rien.
En fait, c’est comme en maths, un + et un -, ça donne un -.
Injections d’intelligence et développement des personnages
+ Concept original stupide
= Film con
Voilà. Finalement Battleship, malgré sesquelques
infimes qualités, réussira le tour de force de vous faire aimer Transformers.
C’est le paradoxe de cette production.
Alors qu’on s’évertue à hurler que Transformers n’a pas de scénario (moi le premier), des personnages dont on se fiche et
un humour souvent limite, et bien... Il fonctionne mieux.
Pourquoi ?
Parce qu’il faut appeler un chat, un chat.
Un spectacle bourrin est un spectacle bourrin.
L’intelligence d’un tel cirque ne peut venir qu’en filigrane. En seconde lecture. Exposer ouvertement des idées plus fines dans un
blockbuster idiot à l’origine assure un show bafoué, qui s’éparpille et se perd. Ou alors vous vous appelez Spielberg.
Dommage pour Berg (il lui manque le Spiel... Ouarf !), metteur en scène prometteur, plein d’idées, mais qui n’a pas su comprendre ce qu’il écrivait et filmait, et d'en tirer les meilleures
parties.
C'était il y a quelques heures au cinéma El Capitan de Los Angeles : La première mondiale des Avengers de Joss Whedon
!
Le cross-over ultime réunissant les superhéros Marvel Iron Man, Hulk, Captain America, Thor, Black Widow et Oeil de Faucon, dont la
sortie française est fixée au 25 avril prochain, semble faire l'unanimité auprès des twittos.
"Epique."
"Impressionnant."
"Incroyable."
"Fun."
"Le meilleur Marvel !"
Des termes qui reviennent régulièrement sur Twitter et dans les forums spécialisés. Néanmoins des réserves existent, notamment sur
les deux premiers actes. Mais il y a un véritable consensus sur le troisième acte qu'on annonce hyper-spectaculaire, malgré une 3D inutile.
"Les deux premiers actes sont à revoir", explique @mrbeaks "mais ce troisième acte est bien assez pour faire de ce film
le meilleur Marvel !".
L'humour en plus du spectacle semble marquer les internautes.
Un clou enfoncé avec le personnage de Hulk (en ballotage cinématographique défavorable depuis des années chez Marvel) interprété
cette fois-ci par Mark Ruffalo (qui succède à Eric Bana et Edward Norton).
Une chose qui était jusque là invisible sur l'affiche du film qui se contentait de faire apparaîtreles personnages selon leur poids au Box-Office (Iron Man était logiquement en tête tandis que Hulk se faisait un peu oublier dans le
fond).
Une bonne surprise que semble attester Damon Lindelof, co-showrunner de Lost et scénariste de Prometheus (dont vous pouvez lire mes impressions ici) : "Le Hulk que nous attendions
est enfin arrivé. #AvengersFuckYeah"
Le tapis rouge dans son intégralité est à revoir ci-dessous, rêvez bien !
Un film dont le tracking au Box-Office, selon Deadline Hollywood, serait
aux alentours des $125 millions pour son premier week-end américain ! ENORME !
Avengers de Joss Whedon, avec Robert Downey Jr., Chris Evans, Chris Hemsworth, Scarlett Johansson, Mark Ruffalo, Jeremy
Renner et Samuel L. Jackson dans le rôle de Nick Fury.
The Dark Knight Rises, le dernier volet de la trilogie Batman par Christopher Nolan, qui vient d'écoper d'un PG-13 par la
classification américaine pour scènes de violence, action intense et "sensualité", continue de se dévoiler peu à peu (doucement mais sûrement ?).
Je dois avouer que je suis de moins en moins convaincu par Catwoman.
The Dark Knight Rises de Christopher Nolan, avec Christian Bale, Anne Hathaway, Tom Hardy, Michael Caine, Joseph
Gordon-Levitt et Marion Cotillard. Dans les salles le 25 juillet.
Ce matin était présenté à la presse 15 minutes du prochain film de Sir Ridley Scott, Prometheus.
Suivies d’une conférence de presse avec le réalisateur britannique, le toujours aussi classe Michael
Fassbender, la mignonne Noomi Rapace et la magnifique Charlize Theron, ces images présentées en relief étaient une grosse claque dans ma gueule. Et c’est un euphémisme.
Oui, je sais, je ne peux jamais freiner (au moins un peu) mon enthousiasme avec un événement pareil,
surtout après avoir pu apprécier de si près le joli jeu de jambes de Charlize.
Mais avouez-le : Vous aussi, vous attendez Prometheus. Vous aussi, des questions vous brûlent les lèvres. Et vous aussi, vous avez hâte d’être le 30 mai.
Si ce n’est pas le cas, et bien j’ai quelques lignes pour vous convaincre. Pour les autres, cette
présentation pas trop spoilerisante (par rapport à ce qui a déjà été montré) est
l’occasion pour moi de revenir sur les promesses d’un tel film avec cette fois-ci quelques éclaircissements... Amenant encore plus de questions !
« Prometheus est un film ambitieux. »
Et c’est frappant dès les premières minutes. Ridley a mis le paquet et nous le fait
savoir.
L’histoire débute sur Terre, à la fin du 21e siècle. Des archéologues (Noomi Rapace et
Logan Marshall-Green) découvrent des peintures néolithiques reproduisant (notamment) le schéma d’une constellation.
Ellipse.
Nous voici dans l’espace intersidéral, quelques années plus tard.
Michael Fassbender déambule dans le vaisseau qui freine brutalement : Nous sommes arrivés à
destination.
L’équipage sort de son hibernation-cryogénisation laissant au spectateur l’occasion d’apprécier
quelques rejets bien humains.
Briefing, un hologramme d’un Guy Pearce vieilli entre en scène. Il explique le but de la mission de
cet équipage bien garni. Défier les Dieux eux-mêmes en découvrant ce qui pourrait être à l’origine de la vie sur cette planète isolée et à des années lumières de la Terre (où ce cher monsieur,
fondateur de la world-company Weyland, est déjà mort).
Il laisse place à Miss Rapace et Mister Marshall-Green qui établissent le « pourquoi » de
leur venue sur cette planète. La constellation peinte dans les grottes écossaises du début est en fait reproduite dans diverses civilisations antiques, n’ayant aucun rapport entre elles. Cette
constellation est une « invitation » selon Mademoiselle Rapace.
Montage frénétique, le reste provient des bandes annonces que l’on a déjà pu voir.
Le titre s’affiche : « Prometheus »
Applaudissements.
Voilà pour ce qui était présenté.
Je ne vous apprends rien donc. A part peut être le fait que vous n’ayez pas encore pu apprécier cette
mise en scène absolument sidérante de Sir Ridley Scott. La caméra vogue, s’étale dans ce vaisseau gigantesque. Les turbines font péter la sono. Et ces personnages hauts en couleurs vivent sous
nos yeux.
Ce que avez loupé en fait, c’est aussi (et surtout), ce briefing de Mister Weyland incarné par Guy
Pearce. Et c’est là qu’est basé toute l’ambition du film –du moins celle que l’on a pu nous expliquer lors de cet extrait géant-.
Les questions posées sont simples et prometteuses : « Qu’est ce que la vie ? Qu’est ce
que la mort ?... Et pourquoi ? »
Au même moment, avance le personnage de Michael Fassbender : David.
Pour un long-métrage qui compte remonter à la source de la vie, saisissez-vous l’importance de ce
lien ?
« Mon personnage met l’équipage du vaisseau mal à
l’aise. » explique Michael Fassbender. « Le public fait connaissance avec lui durant 4 à 5 minutes du film où il déambule seul à bord du
Prometheus » ajoute Ridley Scott sur ce qui semble être un personnage clé : Un être curieux, fasciné par la vie et l’existence.
Par cette première porte ouverte par l’intrigue, le ton est donné : le spectaculaire sera grandi
par ces questionnements existentiels.
Un spectaculaire au poil et confirmé par l’utilisation du relief par Scott. Une 3D qui est
probablement la meilleure que j’ai vu au cinéma.
« La 3D vous projette au cœur de l’histoire. »
annonce Scott à la presse. Une remarque qui tombe sous le sens quand on étudie un minimum sa mise en scène : Que ce soit pour les plans spatiaux beaux à vous en donner des frissons ou pour
la profondeur de champ appuyée lors de ces plans larges de montagnes écossaises, l’utilisation du relief est soignée.
Un relief utile et réfléchi dont le premier contact avec le spectateur est d’ailleurs à l’image du
perfectionnisme voulu par Scott : La caméra est enterrée et laisse apparaître petit à petit le visage du personnage de Noomi Rapace affichant de manière progressive les différentes valeurs
du plan. L’œil de spectateur s’habitude progressivement au relief et l’empathie avec le personnage en devient plus réussie.
Chapeau maestro !
Femme de Science, Femme de Foi
Mais Prometheus ne semble pas s’arrêter à l'épique et
ces quelques questions laissées en suspens. La conférence de presse qui a suivi la projection donne le ton. Oui, l’ambition est démesurée... Et les personnages composés.
Charlize Theron commente : « Mon personnage est en
charge du vaisseau et est une représentante de la compagnie. Elle connaît bien David mais ne connaît pas le personnage de Noomi Rapace. » Meredith Vickers, c’est son nom. Une blonde
femme fatale. Mécanique. Froide. Peut être plus que le personnage de David.
Au contraire, Elizabeth Shaw, le personnage de Noomi Rapace semble davantage... Humain.
« Elle rêve beaucoup. » « Elle croit en Dieu. » « Elle est convaincue qu’elle va trouver les réponses à ses questions. »
précise l’actrice suédoise, découverte dans le Millénium original.
Un antagonisme annoncé par Charlize Theron ? « Le
deuxième acte du film va révéler les vraies natures des personnages face au danger. »
Déjà que le Voyage de l'Héroïne semble remarquable, irions nous vers une opposition Science contre Foi à la
Lost (dont Damon Linfelof, scénariste du film, était un des showrunners) ?
Mystères et boules de gomme.
De quoi attiser les passions.
C’est finalement ce qui est ressortira de cette (trop) courte projection d’extraits de
Prometheus. De la profondeur, de l’ambition, du soin.
De la passion.
Celle de Ridley Scott qui était ce matin un peu dur de la feuille mais toujours très
enthousiaste.
Un enthousiasme que décrit Michael Fassbender : « Ridley était toujours aussi passionné, avec chacune des 300 personnes présentes sur le plateau. Quel que soit le département dont ils étaient issus, il était
énergique avec chacun d’eux. »
Un enthousiasme que modère le réalisateur de Blade
Runner quand on lui pose la question de son retour à la SF : « Ce n’est qu’un boulot. Je suis heureux de raconter une telle histoire et de
faire vivre de tels personnages. C’est le métier que je fais, et je suis chanceux de pouvoir le faire. »
C’était une chance en tout cas de pouvoir assister à pareille démonstration. Et
c’est aujourd’hui avec une certaine impatience que j’attends Prometheus, et j’espère que vous aussi !
Prometheusde Ridley Scott. Avec Noomi Rapace, Michael Fassbender, Charlize Theron et Logan Marshall-Green.
Dans les salles françaises le 30 mai.
PS : Charlize en vrai, c'est la plus belle femme du monde.