C'était il y a quelques heures au cinéma El Capitan de Los Angeles : La première mondiale des Avengers de Joss Whedon
!
Le cross-over ultime réunissant les superhéros Marvel Iron Man, Hulk, Captain America, Thor, Black Widow et Oeil de Faucon, dont la
sortie française est fixée au 25 avril prochain, semble faire l'unanimité auprès des twittos.
"Epique."
"Impressionnant."
"Incroyable."
"Fun."
"Le meilleur Marvel !"
Des termes qui reviennent régulièrement sur Twitter et dans les forums spécialisés. Néanmoins des réserves existent, notamment sur
les deux premiers actes. Mais il y a un véritable consensus sur le troisième acte qu'on annonce hyper-spectaculaire, malgré une 3D inutile.
"Les deux premiers actes sont à revoir", explique @mrbeaks "mais ce troisième acte est bien assez pour faire de ce film
le meilleur Marvel !".
L'humour en plus du spectacle semble marquer les internautes.
Un clou enfoncé avec le personnage de Hulk (en ballotage cinématographique défavorable depuis des années chez Marvel) interprété
cette fois-ci par Mark Ruffalo (qui succède à Eric Bana et Edward Norton).
Une chose qui était jusque là invisible sur l'affiche du film qui se contentait de faire apparaîtreles personnages selon leur poids au Box-Office (Iron Man était logiquement en tête tandis que Hulk se faisait un peu oublier dans le
fond).
Une bonne surprise que semble attester Damon Lindelof, co-showrunner de Lost et scénariste de Prometheus (dont vous pouvez lire mes impressions ici) : "Le Hulk que nous attendions
est enfin arrivé. #AvengersFuckYeah"
Le tapis rouge dans son intégralité est à revoir ci-dessous, rêvez bien !
Un film dont le tracking au Box-Office, selon Deadline Hollywood, serait
aux alentours des $125 millions pour son premier week-end américain ! ENORME !
Avengers de Joss Whedon, avec Robert Downey Jr., Chris Evans, Chris Hemsworth, Scarlett Johansson, Mark Ruffalo, Jeremy
Renner et Samuel L. Jackson dans le rôle de Nick Fury.
The Dark Knight Rises, le dernier volet de la trilogie Batman par Christopher Nolan, qui vient d'écoper d'un PG-13 par la
classification américaine pour scènes de violence, action intense et "sensualité", continue de se dévoiler peu à peu (doucement mais sûrement ?).
Je dois avouer que je suis de moins en moins convaincu par Catwoman.
The Dark Knight Rises de Christopher Nolan, avec Christian Bale, Anne Hathaway, Tom Hardy, Michael Caine, Joseph
Gordon-Levitt et Marion Cotillard. Dans les salles le 25 juillet.
Ce matin était présenté à la presse 15 minutes du prochain film de Sir Ridley Scott, Prometheus.
Suivies d’une conférence de presse avec le réalisateur britannique, le toujours aussi classe Michael
Fassbender, la mignonne Noomi Rapace et la magnifique Charlize Theron, ces images présentées en relief étaient une grosse claque dans ma gueule. Et c’est un euphémisme.
Oui, je sais, je ne peux jamais freiner (au moins un peu) mon enthousiasme avec un événement pareil,
surtout après avoir pu apprécier de si près le joli jeu de jambes de Charlize.
Mais avouez-le : Vous aussi, vous attendez Prometheus. Vous aussi, des questions vous brûlent les lèvres. Et vous aussi, vous avez hâte d’être le 30 mai.
Si ce n’est pas le cas, et bien j’ai quelques lignes pour vous convaincre. Pour les autres, cette
présentation pas trop spoilerisante (par rapport à ce qui a déjà été montré) est
l’occasion pour moi de revenir sur les promesses d’un tel film avec cette fois-ci quelques éclaircissements... Amenant encore plus de questions !
« Prometheus est un film ambitieux. »
Et c’est frappant dès les premières minutes. Ridley a mis le paquet et nous le fait
savoir.
L’histoire débute sur Terre, à la fin du 21e siècle. Des archéologues (Noomi Rapace et
Logan Marshall-Green) découvrent des peintures néolithiques reproduisant (notamment) le schéma d’une constellation.
Ellipse.
Nous voici dans l’espace intersidéral, quelques années plus tard.
Michael Fassbender déambule dans le vaisseau qui freine brutalement : Nous sommes arrivés à
destination.
L’équipage sort de son hibernation-cryogénisation laissant au spectateur l’occasion d’apprécier
quelques rejets bien humains.
Briefing, un hologramme d’un Guy Pearce vieilli entre en scène. Il explique le but de la mission de
cet équipage bien garni. Défier les Dieux eux-mêmes en découvrant ce qui pourrait être à l’origine de la vie sur cette planète isolée et à des années lumières de la Terre (où ce cher monsieur,
fondateur de la world-company Weyland, est déjà mort).
Il laisse place à Miss Rapace et Mister Marshall-Green qui établissent le « pourquoi » de
leur venue sur cette planète. La constellation peinte dans les grottes écossaises du début est en fait reproduite dans diverses civilisations antiques, n’ayant aucun rapport entre elles. Cette
constellation est une « invitation » selon Mademoiselle Rapace.
Montage frénétique, le reste provient des bandes annonces que l’on a déjà pu voir.
Le titre s’affiche : « Prometheus »
Applaudissements.
Voilà pour ce qui était présenté.
Je ne vous apprends rien donc. A part peut être le fait que vous n’ayez pas encore pu apprécier cette
mise en scène absolument sidérante de Sir Ridley Scott. La caméra vogue, s’étale dans ce vaisseau gigantesque. Les turbines font péter la sono. Et ces personnages hauts en couleurs vivent sous
nos yeux.
Ce que avez loupé en fait, c’est aussi (et surtout), ce briefing de Mister Weyland incarné par Guy
Pearce. Et c’est là qu’est basé toute l’ambition du film –du moins celle que l’on a pu nous expliquer lors de cet extrait géant-.
Les questions posées sont simples et prometteuses : « Qu’est ce que la vie ? Qu’est ce
que la mort ?... Et pourquoi ? »
Au même moment, avance le personnage de Michael Fassbender : David.
Pour un long-métrage qui compte remonter à la source de la vie, saisissez-vous l’importance de ce
lien ?
« Mon personnage met l’équipage du vaisseau mal à
l’aise. » explique Michael Fassbender. « Le public fait connaissance avec lui durant 4 à 5 minutes du film où il déambule seul à bord du
Prometheus » ajoute Ridley Scott sur ce qui semble être un personnage clé : Un être curieux, fasciné par la vie et l’existence.
Par cette première porte ouverte par l’intrigue, le ton est donné : le spectaculaire sera grandi
par ces questionnements existentiels.
Un spectaculaire au poil et confirmé par l’utilisation du relief par Scott. Une 3D qui est
probablement la meilleure que j’ai vu au cinéma.
« La 3D vous projette au cœur de l’histoire. »
annonce Scott à la presse. Une remarque qui tombe sous le sens quand on étudie un minimum sa mise en scène : Que ce soit pour les plans spatiaux beaux à vous en donner des frissons ou pour
la profondeur de champ appuyée lors de ces plans larges de montagnes écossaises, l’utilisation du relief est soignée.
Un relief utile et réfléchi dont le premier contact avec le spectateur est d’ailleurs à l’image du
perfectionnisme voulu par Scott : La caméra est enterrée et laisse apparaître petit à petit le visage du personnage de Noomi Rapace affichant de manière progressive les différentes valeurs
du plan. L’œil de spectateur s’habitude progressivement au relief et l’empathie avec le personnage en devient plus réussie.
Chapeau maestro !
Femme de Science, Femme de Foi
Mais Prometheus ne semble pas s’arrêter à l'épique et
ces quelques questions laissées en suspens. La conférence de presse qui a suivi la projection donne le ton. Oui, l’ambition est démesurée... Et les personnages composés.
Charlize Theron commente : « Mon personnage est en
charge du vaisseau et est une représentante de la compagnie. Elle connaît bien David mais ne connaît pas le personnage de Noomi Rapace. » Meredith Vickers, c’est son nom. Une blonde
femme fatale. Mécanique. Froide. Peut être plus que le personnage de David.
Au contraire, Elizabeth Shaw, le personnage de Noomi Rapace semble davantage... Humain.
« Elle rêve beaucoup. » « Elle croit en Dieu. » « Elle est convaincue qu’elle va trouver les réponses à ses questions. »
précise l’actrice suédoise, découverte dans le Millénium original.
Un antagonisme annoncé par Charlize Theron ? « Le
deuxième acte du film va révéler les vraies natures des personnages face au danger. »
Déjà que le Voyage de l'Héroïne semble remarquable, irions nous vers une opposition Science contre Foi à la
Lost (dont Damon Linfelof, scénariste du film, était un des showrunners) ?
Mystères et boules de gomme.
De quoi attiser les passions.
C’est finalement ce qui est ressortira de cette (trop) courte projection d’extraits de
Prometheus. De la profondeur, de l’ambition, du soin.
De la passion.
Celle de Ridley Scott qui était ce matin un peu dur de la feuille mais toujours très
enthousiaste.
Un enthousiasme que décrit Michael Fassbender : « Ridley était toujours aussi passionné, avec chacune des 300 personnes présentes sur le plateau. Quel que soit le département dont ils étaient issus, il était
énergique avec chacun d’eux. »
Un enthousiasme que modère le réalisateur de Blade
Runner quand on lui pose la question de son retour à la SF : « Ce n’est qu’un boulot. Je suis heureux de raconter une telle histoire et de
faire vivre de tels personnages. C’est le métier que je fais, et je suis chanceux de pouvoir le faire. »
C’était une chance en tout cas de pouvoir assister à pareille démonstration. Et
c’est aujourd’hui avec une certaine impatience que j’attends Prometheus, et j’espère que vous aussi !
Prometheusde Ridley Scott. Avec Noomi Rapace, Michael Fassbender, Charlize Theron et Logan Marshall-Green.
Dans les salles françaises le 30 mai.
PS : Charlize en vrai, c'est la plus belle femme du monde.
Parce que le chef d'oeuvre de James Cameron (avant le ratage Avatarte) est ressorti en 3D cette semaine, vous devez être dans les
salles.
Mais avant de trembler, rêver, frissonner et pleurnicher à nouveau, laissez-moi vous annoncer toutes les modifications qu'a subi le
film aux 11 Oscars.